Deux photos sur le blog de mouton noir
Trouvées en surfant. Le visage de cette femme licenciée. Quelle France imaginer?
Trouvées en surfant. Le visage de cette femme licenciée. Quelle France imaginer?
Un entretien intéressant avec Pierre Larrouturou dans Le Monde. Je crois qu'ils ne développent pas assez leur meilleur argument: les entreprises qui ont adopté ce système et s'en portent bien. A chaque réduction du temps de travail (essentiellement via un allongement des vacances) on a crié à la faillite ( on continue aux USA où ils sont scotchés à deux semaines ou moins de vacances).
Le site d'Urgence sociale et ce qu'il écrivait en ... 1993. Plus ça change...
On nous dit que le patron d'une grosse entreprise (CAC 40) touche environ l'équivalent de 160 smics (pour son seul salaire) et pratiquement 300 en intégrant tous les revenus. Pour maintenir les emplois détruits par Natixis, de combien de dirigeants faudrait-il se passer? Deux ou trois pour 600 salariés? Voire un seul, comme Jean-Charles Naouri ou Vincent Bolloré? N'avons-nous pas dépassé les limites de l'indécence dans ce domaine?
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Qui engrange les profits (pour qui?) et jette les ouvrières. Mais qui le reproche aux dirigeants de Natixis? Combien parmi les nouveaux chomeurs ont des comptes à la Banque Polulaire ou la Caisse d'Epargne. Qui lancera le mouvement de boycott de leurs agences locales et de l'ensemble de leur réseau? Cliquez pour voir qui sont les dirigeants (si vous ne craignez pas l'envie de vomir). En plus ils se donnent bonne conscience avec des gestes verts et du mécénat: honteux.
Quelles solutions?
Via Mona, puis le blog de Mélenchon, cet article de Cotta. Et quand on voit les salaires atteints par les "ouvrier(e)s de base" après 20+ années de service, au moment où ils se font jeter... vu d'ici (USA), c'est la même régression qui est en marche: les plus riches deviennent plus riches et le reste devient plus pauvre, à commencer par ceux qui le sont le plus: pas de redistribution, pas de limitation des sur-rémunérations, pas d'incitation à créer de l'emploi au lieu de délocaliser.
Résultats d'une étude selon Le Monde: "Les employeurs français considèrent ainsi qu'il n'est pas nécessaire (33 %) ni urgent (30 %) d'envisager le recrutement de salariés cinquantenaires." CQFD?
C'est dans Le Monde du 29 avril, un article de Robert Castel qui explique bien l'évolution vers un capitalisme de sous-emplois (qui ne permettent pas d'en vivre) et l'idéologie qui va avec.
Fabienne Brutus de l'ANPE. Son entretien est intéressant. Comment les chomeurs peuvent-ils s'organiser et obtenir des changements? Et cet autre texte qui évoque bien les conditions de survie sur la planète chomage.
Du Non au CPE au Non à la pollution chomage. Ci-dessous l'article de Libé. Et le site de Jean Lassalle (le lien dans l'article original de Libé est erronné). A noter l'intervention de Sarko. Qu'est-ce qui restera de cette grève? Est-ce qu'elle signifiera un moment de basculement où une personne symbolise un refus qui devient collectif? Quid de tous ceux qui n'ont pas un député en grève de la faim pour combattre la pollution chomage? Les réactions des uns et des autres, telles que décrites dans Libé sont éclairantes (et pour certains franchement honteuses mais bien typiques de représentants protégés qui ne représentent qu'eux-memes et les privilèges de leur corporation/classe).
Voir aussi le site de l'Association des populations des montagnes du monde (dont il est Président) et les textes de soutien venus de Bolivie, du Pérou...
Lire la suite "Lassalle en grève de la faim depuis un mois" »
Je l'avais laissé en brouillon parce que je trouvais son contenu inadéquat par rapport à la situation. La lecture d'un commentaire de Fabius paru dans Libé qui glisse de la réflexion (superficielle) sur le CPE à la réflexion (superficielle aussi ,mais c'est un début) sur les institutions (sa solution serait plus de pouvoir à l'assemblée nationale et pas un mot sur le Sénat ni les cumuls) m'incite à le publier. Pas que je le trouve satisfaisant mais je crois qu'il exprime que la situation actuelle est une situation de crise qui va bien au delà du CPE (je sais que c'est banal).
Pays légal et pays réel: cela fait un bail que les institutions dites représentatives ne reflètent plus le pays. Dès après 1968 il aurait fallu -par exemple- réformer le bastion gérontocratique et artificiellement conservateur et "rural" du Senat, instaurer une interdiction totale du cumul des mandats voire des limites aux mandats successifs ad aeternum, simplifier la démocratie locale (départements, régions). Mais tout ce qui touche aux privilèges des élus en place est tabou.
Lire la suite "CPE, crise de confiance, crise sociale, crise de régime" »
L'écriture du bouquin m'a pris plus de temps et d'énergie que prévus. Classique.
Ensuite maintenant je ne sais pas quoi faire.
Je dois absolument trouver un boulot rémunéré et jusqu'à présent ces trois dernières années ont été désertiques: j'ai prospecté/prêché dans le désert... tant aux USA qu'en France. Je n'ai pas "chômé", voir par exemple ecotalk ou ecofilms ou voice of bainbridge mais aucun $ ou Euro en retour.
Des suggestions?
Témoignages dans le Monde.
"Ce secteur est totalement sinistré. J'ai eu deux entretiens en trois ans" , soupire-t-elle. "On me dit "On veut des jeunes, vous êtes trop rétro." Moralement, c'est très dur."
"Quand on avoue être au chômage depuis plus de deux ans, ce n'est même plus la peine d'envoyer un CV" ... "Pendant deux ans, j'y ai cru, aujourd'hui, je désespère de pouvoir trouver un boulot"...
Combien de personnes dans cette situation?
Profil dans l'Express: 50 ans, chômeur, divorcé. Va-t-il s'en sortir? Comment? Et si pas?
«J'ai 52 ans. J'étais cadre. Depuis deux ans et demi, je ne trouve plus rien, ou alors en intérim», raconte Philippe. Extrait d'un article de Libé sur la montée du chômage de longue durée qui touche surtout les jeunes (diplômés ou pas), les femmes et les plus de 50ans avec un fort accroissement de la précarité.
Ces derniers jours j'ai répondu à deux offres d'emploi de chargé de communication dans des collectivités locales dont une avec une forte (exclusive?) composante web qui m'intéresse particulièrement puisque tout est à faire. Aucune des deux offres ne proposait d'utiliser l'email pour faire acte de candidature.
Là où je vis en ce moment (aux USA) les gens ont subi un tel lavage de cerveau qu'ils sont incapables d'imaginer 4 semaines de congés payés et le système d'assurance maladie est en train de crouler.
Est-ce que les gens seraient moins malades s'ils travaillaient moins, est-ce qu'ils vivraient mieux? Poser ces questions c'est y répondre. A l'évidence les gains de productivité (les profits) sont simplement confisqués au seul profit du capital (les actionnaires). Passer à la semaine de 4 jours à salaire égal constituerait seulement une autre manière de redistribuer plus équitablement la richesse.
En googlant sur ce sujet je trouve un entretien dans le Nouvel Obs d'octobre 2004 et celui-la tiré de la revue Regards. Il y aurait déjà des centaines d'entreprises pratiquant la semaine de 4 jours. Comment les faire connaître?
Serait-ce l'amorce d'un mouvement après des années d'immobilisme et de gâchis ? Pressés par le gouvernement, qui n'a pas tenu sa promesse de faire de l'emploi des seniors un thème de mobilisation nationale en 2004, le patronat et les syndicats vont se pencher au chevet des quinquagénaires, ces laissés-pour-compte du marché du travail. Avec plus d'un an de retard sur le calendrier prévu, ils devaient ouvrir, vendredi 11 février, des négociations sur ce sujet - la pénibilité au travail figure également à leur menu.
Le peu d'empressement des partenaires sociaux, et singulièrement du Medef, à se lancer dans ces discussions en dit long sur leur embarras. Près de quarante ans après la création - en 1967 - du Fonds national pour l'emploi (FNE), qui permit de verser des préretraites à des centaines de milliers de travailleurs victimes des restructurations dans la sidérurgie, l'automobile, le textile, les vieilles habitudes perdurent. Quoi de plus tentant, en cas de difficulté, que de se délester de ces "vieux" avec la bienveillance, voire la complicité, des syndicats ?
Le système, pourtant, est potentiellement traumatisant pour les individus, brutalement relégués dans l'inactivité, déstabilisant pour les entreprises, privées de compétences, et excessivement coûteux. Et il y a désormais urgence : si, alors qu'elle en a pris l'engagement aux sommets européens de Lisbonne (2000) et de Stockholm (2001), la France ne relève pas le taux d'emploi de ses seniors, elle ne pourra ni financer ses régimes de retraite ni faire face au choc démographique que constitue le départ à la retraite des classes nombreuses de l'après-guerre.
La société française vieillit. En un demi-siècle, le nombre des plus de 60 ans va passer de 12 à 24 millions et représenter le tiers de la population. L'espérance de vie en bonne santé s'allonge. Les jeunes, de leur côté, trouvent un emploi stable de plus en plus tard, soit que, victimes de la précarité, ils collectionnent les petits boulots avant de décrocher leur premier contrat à durée indéterminée (CDI), soit qu'ils fassent des études plus longues. La conjonction de leur insertion professionnelle tardive et des cessations d'activité anticipées fragilise le système de protection sociale (retraites, assurance-chômage). Car son financement est assuré, pour l'essentiel, par des cotisa-tions assises sur les salaires d'une tranche d'âge très resserrée, les 25-49 ans.
CHÔMAGE DE LONGUE DURÉE
En juin 2003, lors de l'examen au Parlement de la réforme des retraites, Jean-Pierre Raffarin avait indiqué aux députés qu'il faudrait convaincre les entreprises de ne plus licencier leurs quinquagénaires. Le ministre des affaires sociales, François Fillon, avait précisé l'objectif : "Faire passer l'âge moyen de cessation d'activité de 57,5 ans à 59 ans." Faute de quoi, avait-il ajouté, "l'augmentation programmée de la durée de cotisation serait impraticable".
Avec la loi du 21 août 2003, l'âge de la mise à la retraite d'office a été reporté à 65 ans, la décote par année manquante de cotisation - qui minore la pension - a été maintenue et une surcote de 3 % par année supplémentaire d'activité a été créée en faveur des personnes qui décident de travailler au-delà de 60 ans. Parallèlement, l'Etat a quasiment cessé de financer les préretraites.
Mais ces mesures n'ont pas plus réussi à inverser la tendance que ne l'a fait la contribution Delalande, qui pénalise financièrement les entreprises licenciant leurs salariés âgés. Et, quoi qu'aient fait gauche et droite depuis une vingtaine d'années, la détérioration du marché du travail finit toujours pas peser sur les plus de 50 ans.
Ce sont eux qui viennent grossir les rangs des chômeurs dispensés de recherche d'emploi (et non pris en compte dans les statistiques officielles) et qui paient, en général, le plus lourd tribut au chômage de longue durée.
A tel point que, après les deux années de forte augmentation du chômage de 2002 et de 2003, le directeur général de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), Jacky Chatelain, estimait, en 2004, qu'un quinquagénaire au chômage n'avait pratiquement aucune chance de retrouver un emploi stable. Un constat partagé par le président du groupe QuinCadres, Olivier Spire, qui voit l'avenir pour les quinquas du côté de missions ponctuelles.
Toutefois, les départs progressifs à la retraite, dans le privé comme dans le public, des personnes nées dans l'immédiat après-guerre changeront, au moins partiellement, la donne. Sauf à recourir de nouveau, massivement, à une main-d'œuvre immigrée, les entreprises, l'Etat, les hôpitaux et les collectivités locales ne pourront pas faire face à leurs besoins sans garder leurs salariés vieillissants. Ce qui nécessitera d'aménager les postes et les horaires de travail, et d'inventer des formes plus souples de transition vers l'inactivité que la retraite "couperet". Certains secteurs, comme l'automobile, l'assurance ou les banques, s'y préparent activement.
Claire Guélaud
Prévenir l'usure professionnelle
Une négociation sur la pénibilité au travail doit se dérouler parallèlement à celle sur l'emploi des seniors. Comme cette dernière, elle est censée déboucher sur la conclusion d'un accord national interprofessionnel, suivi de négociations de branches. Parmi les thèmes probables des discussions des mois prochains figurent l'identification et l'évaluation précises des facteurs de pénibilité par poste de travail, la prévention accrue de la santé en milieu professionnel, la reconnaissance de l'usure au travail, voire, éventuellement, la mise en place de congés spécifiques financés par les entreprises.
En lisant le blog de François Granger je découvre le témoignage de François Golleau publié dans Libération du 15 décembre. Je m'y reconnais beaucoup en tant que -comme lui- sans emploi rémunéré depuis presque deux ans.
Que faire? Pour en parler mais surtout pour trouver des solutions collectives au delà des efforts indiviudels pour s'en tirer dont combien réussissent?
Quelles revendications? Quelle organisation? Quelles actions?
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