TreeHugger détaille la reconversion de conteneurs géants (initialement destiné aux ordures) qui une fois bien nettoyés, étanchéifiés, peints et aménagés pour en faciliter l'accès aux nageurs sont installés dans différents endroits dans les rues et parcs de New York: une idée rafraîchissante dans l'été torride New Yorkais.
Le Product Policy Institute place la responsabilité et les coûts de la gestion des "déchets" là où il convient: sur le producteur. C'est tout en anglais, y compris leur blog. A noter l'implication des collectivités locales.
C'est ce qu'annonce cet article du Monde par Jean-Pierre Tenoux. Ce qui est surprenant c'est que si peu d'agglomérations -apparemment- appliquent ce principe: il n'y a donc aucune incitation financière à jeter moins. Quant à Besançon, ce n'est que pour 2012. Pourquoi un tel délai? Par ailleurs en y regardant de plus près, les frais fixes demeurent très importants (70%). Je me demande comment cela fonctionne dans d'autres pays. En Allemagne par exemple? Totalement contre, cet article repris dans Rue89 qui évoque Big Brother, le flicage potentiel des poubelles et tous les maux qui s'en suivraient. Et qu'est-ce-qui se passe lorsque le prix des vieux papiers et autres s'effondre? Il faut envisager de facturer le prix du recyclage. Comme c'est le cas å Berkeley (en anglais): pas simple l'économie des poubelles.
C'est l'objectif de la Fondation As you sow (de san Francisco) qui va proposer une motion dans ce sens lors de l'assemblée générale des actionnaires. Sans se faire trop d'illusion mais pour mettre un peu la pression.
C'est un projet du laboratoire Senseable City du MIT organisé a Seattle pour faire prendre conscience aux habitants de ce qui arrive aux objets une fois jetés. On pourra suivre le trajet grace à la puce insérée sur 3000 produits. A suivre?
La lettre de Novéthic donne des explications un peu plus détaillées et liste une partie des questions qui restent posées. Sur le site d'Eco-Emballages on peut trouver en pdf les communiqués du CA et du Ministère qui "prend acte" (et rajoute un contrôleur qui contrôlera davantage). Les conclusions de l'audit seront rendues publiques.
Selon le communiqué de presse (pdf) publié à la suite d'un Conseil d'Administration tenu dimanche, le Directeur Général (Bernard Hérodin) a été révoqué (sans mention des raisons ni des conditions): il est remplacé (temporairement) par le Président (Eric Guillon) tandis qu'est créé un "Comité Exécutif" de 5 membres (tous issus du CA). Le CA renouvelle son entière confiance à tous les 170 salariés. Donc il faudrait convenir qu'il n'y avait qu'un seul responsable de la "dérive" placements à risques? Cela paraît un peu court comme explication et on peut douter que cela suffise à maintenir le système tel qu'il est. On n'en sait pas davantage sur le montant des pertes potentielles ni comment de tels placements ont été décidés (depuis quand, par qui, avec quels résultats, etc.)
C'est ce qu'affirme un communiqué de provenance d'une association de collectivités locales, Amorce, qui réclame une réorganisation de l'ensemble du système.
Leur site ne contient (pour le moment) aucune info sur le sujet.
Le communiqué de presse du Ministère de l'Ecologie évoque des millions placés dans des paradis fiscaux mais sans aucun détail supplémentaire. Son contenu est repris un peu partout sans autre précision. Rien vu pour le moment sur le site d'Eco-Emballages même si cette dépêche AFP fait référence à un communiqué de presse de leur part niant toute irrégularité.
J'ai cherché -en vain- la composition du CA, en dehors du Président (Eric Guillon), je n'ai rien trouvé. Peut-être au fond du rapport annuel (en pdf). En fait en tapant CA dans la recherche on obtient le K-Bis de cette société anonyme et la liste des membres (uniquement de sexe masculin) du CA (qui ne précise pas systématiquement leur affiliation professionnelle).
En revenant d'un déplacement qui explique mon silence des dernières semaines, je découvre que c'est la Semaine nationale de la réduction des déchets (du 22 au 30 novembre). Et de lire des articles sur les gens qui ne trient pas leurs déchets et contaminent les bennes où l'on ne devrait trouver que des matières à recycler. Qui est responsable de l'augmentation du volume des ordures/déchets ? Les consommateurs dont la consommation (et les emballages qui vont avec) a augmenté, les industriels qui "suremballent" les produits qu'ils proposent. Dommage que le site du Centre d'Information sur le Déchets soit justement en recyclage! Ils ont vraiment mal choisi leur moment pour se mettre aux abonnés absents. Ils auraient au moins pu se fendre d'un blog! C'est triste tous ces groupes qui en sont restés au siècle précédent et à la dépendance envers les programmeurs qui mettent les sites en travaux pour des périodes indéterminées...
Novethic offre un résumé de la situation française: En 2006, 90% des Français affirmaient trier leurs déchets (source : TNS
Sofres). En pratique, la réalité est différente. L’organisme
Eco-emballages traite en moyenne 47 kg de déchets triés par an et par
habitant, sur les 360kg de déchets que produit chaque Français
annuellement.
Nous pensons donc trier alors que seulement 13% du flux des déchets est mis de coté. Comment faire davantage? Un regard chez nos voisins allemands et on mesure notre retard: cercle des irresponsabilités, du citoyen aux communes en passant bien entendu par l'Etat et les industriels.
De Treehugger ce blog intitulé 365 days of trash où David Chameides raconte comment il essaye de ne rien jeter pendant un an. Il a commencé le 1er janvier.Heureusement qu'il y a les vers pour le compost...
J'ai peine à y croire et pourtant. Le livre avait été achevé d'imprimer le 30 janvier 1982 (rédigé durant le printemps et l'été 1981). Le paysage industriel français a été bouleversé mais pour le reste, gaspillons-nous moins, recyclons nous davantage?
C'est le titre de l'article de Florence Amalou dans Le Monde. Il y a donc beaucoup à faire en France, surtout quand on compare aux résultats obtenus chez nos voisins. Au tri citoyens! Et des matériaux recyclables aisément pour un emballage réduit.
L'article parle encore de gestion des ordures et de poubelles alors qu'il s'agit de recyclage :( Il y a encore fort à faire pour valoriser l'auguste geste de la recycleuse (ou du recycleur) :) Cela dit un humain qui se charge de prévenir quand le conteneur déborde serait aussi une solution encore moins couteuse...
Dans Libé, cette chronique argentine typique du sort de bien des exclus les plus pauvres qui survivent en triant les déchets. A la fin de l'article, une évolution vers le tri à la source... qui permettrait de recycler davantage, avec moins de nuisance tout en intégrant les cartoneros. On en semble pas s'acheminer dans cette direction.
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