Un article du Monde présente Bleu, blanc, pub, un ouvrage consacré à la communication publique qui évoque différentes campagnes anti-tabac menées au fil des ans.
Les deux problèmes majeurs de la communication gouvernementale dans ce domaine demeurent sa faiblesse quantitative (souvent des années sans présence ou une présence très limitée avec le commode alibi de la journée sans tabac dont le revers est le reste de l'année vide) et sa faiblesse qualitative (parfois voulue dans le cas de la stupide campagne "l'énergie c'est pas fait pour partir en fumée" reconduite durant 3 ans malgré/à cause de scores catastrophiques mais il ne fallait/faut pas faire de peine à l'industrie).
On doute que ces points soient abordés alors qu'il s'agit d'un co-édition avec le Service d'information du gouvernement.
Comme on vient de le voir pour la France, l'absence de mesures de prévention substantielles (comme des augmentations des prix, des campagnes d'information, des incitations à l'arrêt) induit aussi une reprise de la consommation en Belgique.
La dépêche AFP suscitée par les déclarations de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT) rappelle que la lutte contre le tabagisme doit porter sur plusieurs fronts simultanément et ne peut se réduire à un seul aspect, aussi important soit-il, en l'espèce l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Hormis cette mesure essentielle (réclamée en vain depuis des années), les pouvoirs publics ont pratiquement abandonné tout autre effort (sur les prix, la communication, la vigilance judiciaire, le soutien aux associations qui font le travail que le gouvernement ne fait pas). Conséquence: la stagnation dénoncée par l'OFT.
Par ailleurs on pourra -malheureusement- constater que le site internet de l'OFT (à l'instar de la plupart des autres associations du secteur) est pathétiquement passif. Il serait pourtant si simple d'ouvrir un blog.
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